Ampoule basse consommation et mercure ne feraient pas bon ménage…

En 2010, les lampes basse consommation aussi appelées lampes fluorescentes compactes (LFC)  ou fluocompactes ont progressivement remplacer les  lampes à incandescences « classiques ».

Bien qu’ayant été conçues et commercialisées pour limiter leur impact sur l’environnement en consommant 4 à 5 fois moins d’énergie et en durant 8 fois plus longtemps, des controverses se succèdent et tarissent de plus en plus leur réputation.

Les sujets de ces discordes sont principalement la présence du mercure (métal lourd connu pour son caractère neuro-toxique) dans celles-ci et l’émission d’ondes électromagnétiques trop élevées. Pour tirer au clair toutes ces informations, la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) a lancé ses propres recherches.

Elle a ainsi conclut que les vapeurs de mercure, dégagées en cas de bris d’ampoules, présentent certes un risque mais se retrouvent en quantités trop infimes pour être nocives pour la santé.

Toute fois, en l’état actuel des choses, la CSC suggère aux consommateurs de prendre un minimum de précautions :

  • Il convient de privilégier l’achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles.
  • En cas de bris, les occupants du logement sont invités à ventiler longuement la pièce et à la quitter. Ensuite, les débris doivent être ramassés soigneusement, par exemple à l’aide de gants et de papier absorbant, et placés dans des sacs en plastique en évitant que les débris de verre ne les percent. L’utilisation de l’aspirateur, qui contribue à mettre en suspension dans l’air des particules de mercure, est proscrite.
  • Par ailleurs, le consommateur est invité à participer au recyclage des lampes fluocompactes usagées en les déposant dans un des points de collecte prévus à cet effet dans de nombreux magasins ou en déchetterie.
  • Enfin, la CSC recommande, selon le rapport de l’ADEME rendu public en juin 2010, de se tenir à une distance minimale de 30 cm d’une lampe fluocompacte en cas d’exposition prolongée, par exemple lors d’une lecture à la lumière d’une liseuse.

Face à la polémique, la question que l’on serait tenter de se poser est pourquoi ne remplace t-on pas le mercure par un autre composé ? La réponse est simple. Le mercure est très utile dans le processus d’allumage de ces lampes et aucun substitut n’a été trouvé pour le moment.

Mais le vrai problème actuel vient du fait que seules 30 % de ces lampes sont recyclées. Les autres sont jetées avec les déchets ménagers et le mercure se retrouve alors… dans la nature.

Affaire à suivre…

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2 réponses à “Ampoule basse consommation et mercure ne feraient pas bon ménage…

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