Rames de métro new-yorkaises usagées = récifs artificiels dans la mer

Des rames de métro jetées comme des bouteilles à la mer… Scènes incroyables ?

Pas tant que ça…  Cela est même un fait plutôt habituel, à vrai dire, pour les new-yorkais qui, depuis près d’une décennie maintenant, ont pour habitude de voir partir au large leurs anciennes rames de métro. Ainsi, plusieurs fois par an, des dizaines de rames de métro sont  immergées à 25 mètres de profondeur et à environ 30 km au large de la côte Est, entre le New-Jersey et la Caroline du Sud.

Actuellement on peut comptabiliser plus de 600 rames dépolluées au préalablement et stockées à côté des autres centaines de carcasses de voitures et d’épaves de navires au fond de l’océan.

En bon éco-responsable, vous vous dites que c’est inadmissible d’un point de vue environnemental et qu’il est trop facile de se débarrasser de ces rames comme cela.

Mais voilà, détrompez-vous, ce système a fait ces preuves depuis des années et c’est même “une résidence de luxe pour poissons”, explique au New York Times Jeff Tinsman, qui dirige le programme de récif artificiel du Département des ressources naturelles et du contrôle de l’environnement du Delaware.

En effet, les carcasses jetées à la mer forment des récifs artificiels. Cela aide un fond stérile de l’océan à se transformer très rapidement en un riche milieu aquatique rempli de crustacés, poissons et animaux marins en tout genre. Au cours des dernières années, les récifs artificiels ont attiré des poissons de haute mer qui y chassent de petites proies. Les études ont révélé que 400 fois plus de poissons au mètre carré qu’auparavant avaient été observés à l’endroit où ces rames ont été immergées.

Mais la décomposition des rames représente t-elle un danger pour l’écosystème marin ? 

Avant d’être jeté à la mer, chacun des 600 wagons immergés est passé par une opération de dépollution et de désossage d’un coût de 8000 $, pour être en règle avec la réglementation. L’American Littoral Society s’est un moment opposée à l’utilisation des rames de métro, préférant l’utilisation de matériaux naturels et dénonçant l’amiante encore présent (en faible quantité) dans la colle des parois des rames et l’isolation. Mais les expertises des autorités ont montré que l’amiante ne constitue pas un risque pour la faune et la flore sous-marines : seule sa présence dans l’air est toxique pour l’homme.

Pour la postérité du métro new-yorkais

Lors de la dernière opération de mise à l’eau, au large du Delaware, le photographe Stephen Mallon était présent pour immortaliser une dernière fois ces rames datant des années 1960 avant leur nouvelle vie. Un projet intitulé « Next stop Atlantic » à retrouver sur le site de l’artiste.

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4 réponses à “Rames de métro new-yorkaises usagées = récifs artificiels dans la mer

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