Catastrophes naturelles: l’ONU défini un indice mondial d’exposition humaine

Un rapport réalisé par l’université des Nations Unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et l’Alliance Development Works, a défini un indice mondial de risque : le WRI World Risk Index. Cet indice définile risque comme l’interaction entre un risque naturel et la vulnérabilité humaine d’une communauté donnée : il s’agit donc d’un indice d’exposition humaine aux risques liés aux catastrophes naturelles. 

En 2010, selon l’IDMC, le Centre de surveillance des déplacements internes,  42 millions de personnes ont été déplacées en raison des catastrophes naturelles soit le double par rapport à 2009! La majorité de ces déplacements, causés par les inondations, ont eu lieu en Asie (Inde, Philippines,Bangladesh, Indonésie, Chine et Pakistan). On appelle les personnes déplacées des réfugiés climatiques.

Comment est calculé cet indice ? Quels sont les pays les plus à risque ? Que sont les réfugiés climatiques ?

Les résultats du rapport suggèrent de se concentrer à l’avenir d’avantage sur la réduction des risques que sur l’aide humanitaire après une catastrophe. Le WRI permet d’aider les organisations humanitaires à mieux structurer leurs actions à plus ou moins long terme.

Le WRI représente la somme d’une série de divers facteurs sociaux, politiques, économiques et environnementaux définis en pourcentage:

1. L’exposition à un risque naturel : séismestempêtes (tempérées et cyclones), inondations, sécheresses et l’augmentation du niveau marin

2. La prédisposition, la probabilité qu’une société ou qu’un écosystème donné soit endommagé en cas de catastrophe naturelle :  conditions économiques, nutritionnelles et  logement, infrastructures préexistantes

3. La capacité à faire face en fonction du type de gouvernance, du niveau de préparation, du degré d’anticipation des systèmes d’alerte, des services médicaux et du niveau de sécurité sociale et matérielle.

4. Stratégies d’adaptation – impliquant les capacités et les stratégies aidant les communautés à faire face aux conséquences négatives probables de catastrophes naturelles et du changement climatique.

Le degré de risque est largement déterminé par des facteurs économiques et sociaux, selon les auteurs du rapport : le meilleur des exemples est celui des tremblements de Terre au Japon et en Haitï !

Les 10 pays les plus exposés au monde, dont la majorité le sont en raison de la hausse du niveau de la mer,  sont : Vanuatu, Tonga, Philippines, Salomon, Guatemala, Bangladesh, Timor-Leste, Costa Rica, Cambodge, Salvador.

 

Le  WRI couvre 173 pays sur 192.

En revanche, cet indice ne peut prendre en compte les pays dont les données sont insuffisantes comme dans certains pays d’Afrique qui rentreraient surement dans le haut de la liste des pays les plus exposés. Le rapport publié par les Nations Unies sur l’indice de risque est téléchargeable ici

Rappelons que les réfugiés climatiques ou écologiques sont des personnes forcées de quitter leurs habitations, voir leur pays de façon temporaire ou permanente en raison d’une dégradation de leur environnement qui ne leur permet plus de vivre normalement en sécurité et subvenir à leurs besoins fondamentaux.

Les causes principales de leurs déplacements sont la désertification, la déforestation, la salinisation , l’érosion ou des problèmes de toxicité des sols, de l’air et/ou de l’eau.Les réfugiés climatiques ne sont reconnus dans le droit international mais une reconnaissance  du statut de réfugié environnemental est souhaitée par certains pays dont la Belgique.

Certains des conflits se déroulant dans le monde sont actuellement dues à des origines de dégradation de l’environnement ( sècheresse au Darfour par exemple).

D’ici 2100 ce sont 500 millions de personnes qui pourraient être déplacées !

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5 réponses à “Catastrophes naturelles: l’ONU défini un indice mondial d’exposition humaine

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