Gaz de schiste : 3 permis abrogés dans le sud, il n’en reste plus que 61 en France !

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé, ce lundi 3 octobre, l’abrogation de trois permis de recherche de gaz de schiste qui avaient été accordés au printemps 2010 dans le sud de la France.

Cette situation est la conséquence directe d’une loi votée par le parlement, le 13 juillet 2011, interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, technique accusée de polluer les nappes phréatiques, mais la seule permettant aujourd’hui d’exploiter les hydrocarbures non conventionnels.

Suite à cette loi,  les industriels Total et  Schuepbach (compagnie américaine) ont eu deux mois pour déclarer la technique qu’ils comptaient utiliser sur les sites de Nant (Aveyron), Villeneuve-de-Berg (Ardèche) et Montélimar. N’ayant pas pu trouver d’alternative crédible à la technique de la fracturation hydraulique, ils ont été contraint de renoncer à rechercher des gaz et huiles de schiste ou se limiteront dorénavant à des gisements conventionnels.

Des inspections sur site

Les préfectures seront chargées de vérifier le respect de cet engagement lors de l’étude de demandes de travaux que doivent transmettre les industriels avant toute action. Les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) mèneront quant à elles des inspections sur site, indique le ministère.  »Les contrevenants s’exposeront à des amendes et peines de prison ».

 Une victoire en demi-teinte

C’est une grande victoire pour les opposants mobilisés depuis des mois contre la technique contestée de la fracturation hydraulique bien que les  61 autres permis d’exploration – dont 49 d’hydrocarbures dits conventionnels, quatre concernant le pétrole (huiles) de schiste, et huit pour les gaz de houille – n’ont toujours pas été inquiétés.

L’avenir des explorations

Demain, jeudi 6 octobre, l’Assemblée nationale doit discuter d’un texte déposé par le PS et les Verts visant à interdire l’exploitation des gaz et huiles de schiste quelle que soit la technique.

Les questions que l’on est en droit de se poser à présent sont : Si la fracturation hydraulique est dangereuse et interdite en France, pourquoi ne le serait-elle pas partout, et en particulier en Europe? Pourquoi la compagnie Total, dont le siège est situé en France, pourrait-elle poursuivre ses explorations et extractions de gaz de schiste dans d’autres coins de la planète, en Pologne, en Argentine et aux Etats-Unis ou encore en Chine ?

Autres articles sur les gaz de schiste : 

https://envi2bio.com/2011/07/02/gaz-de-schiste-en-france-interdiction-de-la-fracturation-hydraulique-une-1ere-mondiale/

https://envi2bio.com/2011/04/14/gaz-de-schiste-une-serieuse-remise-en-question-par-fillon/

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