Intrusion de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

Le nucléaire sûr n’existe pas !

C’est le message que souhaite faire passer l’ONG Greenpeace, ce lundi 5 décembre. Des militants pacifistes sont parvenus à entrer, vers 6h du matin, dans la centrale nucléaire la plus proche de Paris (95 kilomètres), celle de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube. Après s’être déjoués de la surveillance radar, des doubles clôtures électrifiées, quatre unités de patrouilles, neuf militants sont parvenus au sein d’un des réacteurs nucléaires et ont déployé une banderole sur laquelle était écrit « le nucléaire sûr n’existe pas ! » et peint le symbole danger sur la façade du réacteur.

Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace, a porté le coup de massue en précisant à la presse qu’il avait fallu aux militants seulement 15 minutes pour pénétrer dans le cœur de la centrale.

FACILE !

Greenpeace rappelle la démarche sur son site internet : « Cette action montre à quelle point les centrales nucléaires françaises sont vulnérables : de simples militants, aux intentions pacifistes, ont réussi, avec peu de moyens, à atteindre le cœur d’une centrale nucléaire ! Pourquoi ? Comment ? Car les dispositifs de sécurité existants sont insuffisants ! Greenpeace demande au gouvernement d’élargir le périmètre de l’audit des installations nucléaires françaises en y intégrant l’ensemble des risques. »

Plusieurs sites nucléaires visés

D’autres tentatives d’intrusion ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi dans la centrale du Blayais (Gironde) et dans le centre de recherches nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône). Des échelles et des banderoles ont été retrouvées près des deux sites par les gendarmes qui n’ont procédé à aucune interpellation. EDF a précisé que des banderoles ont été « déployées et immédiatement retirées » au Blayais, ainsi qu’à Chinon (Indre-et-Loire).

Greenpeace n’en est pas à son premier coup d’essai. En 2007, des militants étaient déjà parvenus à se hisser jusqu’en haut des tours de refroidissement des sites de Belleville-sur-Loire, en mars, et de Dampierre-en-Burly, en octobre.

Plus d’informations sur Greenpeace ici 

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2 réponses à “Intrusion de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

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