Carnet de voyage de Nicolas: l’Australie

Nicolas a entrepris son tour du monde sur un coup de tête, une envie irrépressible de découvrir des contrées lointaines et inconnues, d’accomplir ce rêve de gamin en gardant en tête cette promesse faite à son grand-père qui lui avait conté l’histoire de Marco Polo. Il partage avec nous, via ses écrits et ses photos, son carnet de voyage rempli de belles expériences personnelles: un vrai régal !

Petit, j’imaginais l’Australie, si lointaine totalement différente de mon chez moi. Il suffit d’ouvrir un livre sur ce pays et d’y regarder les animaux que l’on y trouve, les paysages, les sports que l’on y pratique… Finalement, le pays des Kangourous n’est pas si éloigné, si ce n’est en kilométrage, de l’Europe ou des Etats-Unis.

Certes, j’ai senti poindre ce petit sentiment de déception tant mes attentes étaient immenses. Un pays jeune et donc sans beaucoup d’histoire, des villes plutôt fades une fois les hauts lieux touristiques visités, des prix exorbitants et des Aborigènes aux allures de tristes indigènes noyant leur peine dans les litres de vins premiers prix.

La mise au pilori terminée, passons maintenant au coffre à souvenirs. Car la force de ce pays est évidemment l’insouciance qui y règne. Soixante huitard ou Woodstockien rêveraient de pouvoir se prélasser  sur les plages de Byron Bay. A observer la parade des surfeurs, fendant les eaux bleues de leurs planches fartées, communier avec les dauphins lorsque le soleil se décide à aller se coucher après une longue journée à avoir distribuer avec générosité rayons et UV.

L’Australie, c’est aussi sauter dans le van d’un inconnu, avaler des milliers de kilomètres à rouler sur ses immenses lignes droites qui fusionnent avec l’horizon, transperçant un désert aride au sable couleur sang. D’y voir des kangourous suicidaires tenter de se jeter sous vos roues ou des charognards qui déploient leurs ailes après s’être sustentés d’une chair morte, cuite par un soleil de plomb. C’est dormir en extérieur, avec étoiles pour plafond, une ampoule lunaire qui vous éclaire et le chant des dingos qui déchire une nuit au silence assourdissant. C’est se réveiller en bord de mer avec la sonnerie des vagues se fracassant sur les rochers, sous une farandole de mouettes virevoltant dans un ciel plus bleu que le bleu lui même.

L’Australie c’est les rencontres, les amitiés, les amours éphémères, les échanges dans un anglais balbutiant et aux accents différents. C’est toutes ces histoires que l’on partage entre inconnus, le temps d’un bref instant avant que chacun ne tourne les talons pour partir vers une nouvelle destination. C’est ces verres qui se percutent en musique, qui s’entrechoquent et dans lesquels on élabore les multiples stratégies pour voyager à bas prix. C’est hisser l’étendard du Système D entre frères de galères et compagnons d’armes ! C’est savoir remonter le moral de l’un et rire avec les autres dans ces immenses dortoirs puants dans lesquels vibrent les lits au coeur des nuits.

L’Australie, c’est aussi des paysages éblouissants. Le plus connu, le colossal Uluru, se terre au milieu du pays. Le géant de grès, aux allures de caméléon au couchant, impressionne autant qu’il apaise. Mais il y a aussi cette lumière à l’aube et au crépuscule que ce soit à Darwin ou Adelaïde, quand la toile céleste devient incandescente et quand les nuages s’embrasent alors que le soleil s’engouffre dans l’océan.

Si les Australiens sont aussi souriants que respectueux des règles (qui les transformeraient presque en automates par moments) et font de leur pays LE monde parfait, il règne également en Australie cette douce folie, cette douce amie qui murmure à votre oreille que rien n’est grave, « Carpe diem ! ».

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11 réponses à “Carnet de voyage de Nicolas: l’Australie

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