L’écolo: un dépressif en devenir ?

editorial

Biodiversité en déclin, énergie polluante, raréfaction de l’eau potable, changements climatiques, surexploitation des ressources, surconsommation, capitalisation de l’humain,  etc.

Être heureux lorsque, chaque jour, nous sommes assaillis par tant de mauvaises nouvelles : mission impossible?

Il s’agit sans doute du problème lorsque notre métier est de défendre nos convictions et nos  valeurs. On se renseigne, se surinforme, du matin au soir, du soir au matin, la semaine, le week-end, rares sont les moments de pauses cérébrales chez l’écolo.
La majorité du temps, notre mission, et nous l’avons acceptée, est de se battre pour défendre nos idées, sensibiliser notre public au niveau professionnel mais également notre entourage dans notre vie personnelle. Pour, au final, passer pour des hippies-bobos-granos et bien souvent des idiots.

Contrairement à ce que de nombreuses personnes pensent, nous ne cherchons pas à sauver la planète. Non, ce que nous voulons, c’est essayer  d’éviter de foncer droit dans un mur,  là où toutes les décisions et comportements de l’Homme moderne nous conduisent.

Mettre autant d’énergie à vouloir sauver l’espèce  humaine qui, non seulement ne veut presque rien faire pour être sauvée, mais qui dégrade son environnement plus vite et plus fort qu’aucune autre espèce avant elle : oui, il y a de quoi être découragé!

Comment constater, jour après jour, la destruction de notre environnement au yeux et au su de tous, sans pour autant devenir aigri ou sombrer dans la dépression?

Laisser tomber, et ne plus être touché par tout cela, n’est pas envisageable, du moins pour moi, car cela voudra dire que le système m’a anesthésié le cerveau et le cœur.

Alors comment faire pour ne pas devenir un écolo-dépressif ? Peut-on être environnementaliste et voir la vie en rose?

La solution la plus facile serait de prendre des antidépresseurs naturels tels que le vin, le chocolat (le tout bio et équitable bien sûr!)
Plus sérieusement, simplement être attentif et relever tous ces petits bonheurs qui parcourent nos vies sans que l’on y prête toujours attention : un coucher de soleil, un souper entre amis, une musique qui nous apaise tant, une balade dans la nature et j’en passe.

Il suffit également de penser à toutes ces personnes autour de nous , que nous avons choisies pour partager ces moments simples, ces personnes qui mettent de la couleur dans nos vies, qui nous (re)donnent confiance et foi en l’humain,  qui la rendent plus belle.

Profiter du moment présent, accomplir ses désirs profonds et être fier de ce que l’on est c’est sans doute cela la clef du bonheur !

Et si malgré cela on reste dans le cynisme,  on pourra toujours se dire que quitte à foncer droit dans un mur, autant y aller en souriant qu’en pleurant !
Mais je préfère penser à ce proverbe qui dit : «  Picorez tous les petits plaisirs jusqu’à ce que le grand bonheur arrive… Et s’il n’arrive pas, on aura au moins profité de tous les petits bonheurs ».

Anne, le 3 Février 2013 

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Une réponse à “L’écolo: un dépressif en devenir ?

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