L’agroécologie, un potentiel sous-estimé ?


L’agroécologie, kézako ?

Nourrir la planète sans polluer l’eau, sans assécher les sols et mettre en danger la santé des consommateurs, c’est possible si l’on se tourne d’avantage vers un modèle alimentaire et agricole durable comme l’agroécologie.

En tant que système global, l’agroécologie est à la fois :

  • Une science qui fusionne l’agronomie et l’écologie dans le but d’étudier les systèmes agricoles tout en s’appuyant sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes.
  • Une pratique agricole qui respecte l’environnement et qui tire profit des services rendus par la nature.
  • Un mouvement social de contestation qui s’oppose à l’agriculture conventionnelle et qui prône une approche globale basée sur la reconnaissance de la science et des savoir-faire agricoles.

 

Et concrètement ?

De nos jours, plusieurs méthodes issues de l’agroécologie ont largement fait leurs preuves et ont permis à beaucoup d’agriculteurs d’augmenter leur rendement. A titre d’exemple, nous pouvons citer les pratiques suivantes :

  • L’agriculture biologique qui est une des principales composantes de l’agroécologie et qui consiste principalement à éviter l’utilisation de pesticides, d’engrais chimiques, d’antibiotiques et d’hormones pour le bétail.
  • Les cultures associées qui permettent d’intégrer plusieurs espèces ou variétés sur une même parcelle cultivée.
  • La polyculture associée à l’élevage qui privilégie la diversification des cultures en y associant également des animaux.
  • L’agroforesterie qui mélange arbres et cultures afin d’améliorer les sols, de produire des ressources alimentaires et d’héberger des insectes pollinisateurs.
  • La stratégie « répulsion-attraction » qui agit contre les mauvaises herbes et les ravageurs des cultures. On chasse ainsi les nuisibles en plantant, entre les rangées de la plante cultivée, des plantes répulsives, tout en faisant en sorte d’attirer ces insectes vers d’autres plantes qui produisent des matières gluantes dans lesquelles ils se retrouvent piégés.
  • Le couvert végétal permanent sur les exploitations qui permet de maintenir un sol de bonne qualité, riche en humus.

Actuellement, plusieurs institutions tendent à prouver l’applicabilité de l’agroécologie à l’échelle mondiale. En France notamment, le Commissariat général au développement durable (CGDD) a mené une enquête sur les pratiques agroécologiques en concluant que ces dernières ne sont pas du tout utopiques mais bien opérationnelles.

En effet, « la structure et le fonctionnement des écosystèmes naturels peuvent être des modèles à imiter pour concevoir les systèmes agricoles. Cette approche part de l’hypothèse qu’il est possible de construire des écosystèmes durables en imitant les communautés naturelles (à la fois végétales, animales, microbiennes…), qui sont durables et adaptées aux contraintes locales » estime le CGDD.

Les pratiques actuelles de l’agroécologie ne sont finalement pas si éloignées de la nature qui apparait comme une formidable boîte à outils mise à disposition des agriculteurs mais également des scientifiques. Il faut donc outrepasser le cloisonnement de ces professions en formant les agriculteurs et en mobilisant les chercheurs. Il advient également de continuer à développer de nouvelles voies professionnelles (agroforestiers, ingénieurs conseil spécialisés en agroécologie…) et de communiquer d’avantage auprès du grand public.

L’agroécologie démontre ainsi à l’Homme que c’est lui qui doit s’adapter aux écosystèmes au lieu de les contraindre continuellement à s’adapter à lui !

Si vous souhaitez en apprendre plus sur les pratiques et les bénéfices de l’agroécologie, n’hésitez pas à regarder l’excellent documentaire « Les moissons du futur », réalisée par Marie-Monique Robin, dont voici la bande annonce ci-dessous et que vous pouvez visionner sur Youtube  ce lien.

Bien que ces bénéfices soient prouvés , ce sujet, comme de nombreux autres en matière d’écologie et de gestion des écosystèmes, fait encore aujourd’hui débat, comme le prouve ces propos tenus lors de l’émission évoquée dans le documentaire : Mots Croisés : Du poison dans nos assiettes

Et n’oubliez pas que depuis le 20 Mars et ce jusqu’au 30, c’est la semaine d’alternative aux pesticides.

A lire également l’article de l’Express :Vivre une semaine sans pesticides : c’est vraiment possible ?
 et celui de la fondation Nicolas Hulot: L’agroécologie: qu’est-ce que c’est ?

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2 réponses à “L’agroécologie, un potentiel sous-estimé ?

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